domingo, 5 de julho de 2009

Le cœur


A bela capa da edição suíça de O coração às vezes para de bater, enviada gentilmente pelo Dominique Nédellec, o (excelente) tradutor do livro. Pela editora La Joie de Lire.

O texto da quarta capa: "Rio de Janeiro. Le jour de ses quinze ans, un garçon se réfugie, bouleversé, chez sa petite amie, après une nuit à l’hôpital où il a accompagné son nouvel ami qui s’est fait renverser par une voiture. Comme par nécessité, il écrit sur l’ordinateur de Paloma ce texte - une lettre ? - pendant la semaine qui suit l’accident."

11 comentários:

Marcelo Moutinho disse...

Que coisa linda, Adriana...

Anônimo disse...

... e eu morando aqui em Genebra vou correndo à livraria me agarrar a ele! depois volto p/ dar parabéns mais oficiais- um abraço, aliki

Anônimo disse...

óóóóóóó voltei de mãos abanando: lançamento só dia 21 de agosto, vc vem? se precisar de teto e não sendo alérgica a felinos, pode ficar conosco! aliki

Adriana Lisboa disse...

Oi, Aliki, e obrigada pela oferta. Desculpa, eu não sabia quando o livro ia estar disponível...
em agosto estou entre o Rio e os States, não sei se vou aparecer por aí, mas não sou alérgica a felinos, gosto muito deles e, indo a Genebra, aviso!

Vinícius Rocha disse...

,Adriana,

Superbe

ça doit être tellement marrant de voir un livre de soi même édité dans une autre langue...
j'espere de voir ça en plans d'autres aussi, t'arriveras.

à plus

andré disse...

*S'il te faut vraiment t'y fier, que ce soit à cette loi sans coupables, jamais achevée,
  mais déliée, souterraine - ni somme, ni essaim, ni généalogie... 

     *Laisse au temps le temps de s'en aller, aux lois de jouer, aux gestes de s'accomplir.
  Tout s'y moulera, s'y pliera, s'y vouera : le corps, ses limbes, ses égards, ses décours,
  l'espace, ses lumières, ses étendues, ses figures...
       For now, all paths lead into the darkness, that gift, that blessing of the giver... 
 
     *Ô combien tien le regard distant, docilement fixe, s'écartant du pas qui pourrait
   l'éveiller... 

    

andré disse...

*Now I won't say more because I know that it's only in time you'll find the best
    way to remember... 

      * « I give you a gift, master, a gift without price. Let me advise you to carry it always
    next to your heart as a reminder that all humans are prone to error and that all masters
    are human. » 

      *C'est en m'effaçant que je reconnais perfidement dans tout langage la présence
    silencieuse, lacunaire, envasée qui, me protégeant, accomplit ce qu'il me faut ignorer
    pour la détruire...
 
      * « There is a land where everything is perfect and poisoneous, » voué au flâneur que je
    suis, l'oeil disponible, l'âme délivrée des colères, des convoitises, pêcheur par
    omission seulement, à jamais délivré des passions de faire...

      *J'aime me souvenir des choses autant que les vivre, les vivre comme en sachant
    qu'elles ne sont jamais perdues, comme si les morts pouvaient arrêter un autre temps
    que le leur... 

      *You'll become one with your deserts. They'll fulfill you. 

      *Dans ces premiers temps d'éveil, tu ne vis que parce que tu ne pouvais pas dire ce
     que tu voyais ; tu n'aurais rien vu si tu l'avais pu...
 
      *J'écris de là où je ne suis pas, ou si peu...Ce que j'écris est obole, trêve, fuite, invite
     à regarder le jardin où inlassablement jouent les enfants qu'ils sont plutôt que ceux
     qu'ils furent.
 
      *M'immiscer dans ta nuit, nager dans tes creux d'ombre : jambe  couleur de terre,
     luisante de sueur, polie par le saut, miel, café, tabac, sépia, cannelle, seins durs et
     pleins, libres, tendus, moelleux, corps jeté vers l'arrière, voguant vers l'avant,
     arabesques éblouissant mes yeux, les inventant : tous mes Brésils, les ruses, les danses, les vies...

          *Ni apparence, ni probité, dispersion sans allégeance, toujours confondue aux
       foulées, aux rechutes de sa plénitude...

andré disse...

*Ô tremblement d'adieu qui toujours te gagne, te réconciliant avec la nef de miel
       sombre, avec l'épi des origines, avec cette nuit délicatement redurcie enfin ouvrant
       ses yeux sur l'automne, avec ces veilles si gorgées de temps que tout mot, peut-être,
       en quelque sorte les érige et les invoque. 

          *Arracher tout horizon comme toute assise, sans jamais les punir tels qu'à l'heure
       du Retour ils t'effacent.

         * « Don't bargain for more than you can give. »
 
         *Contre les préjugés du global, les mépris qu'ils engendrent, les déracinements
       qu'ils gèrent, sachons ne jamais oublier que, oui, il y a, il y aura toujours des
       territoires, des appartenances, des paysages, des langues, des espaces pétris de
       temps, voués à qui perdure, à jamais soustraits aux équations de la matière, du
       profit, du pillage, de la valeur, de l'usure, de l'aliénation : nos pensées, nos morts,
       nos contemplations... 

andré disse...

*Être heureux, laisser le monde se laisser l'être... 

         * « We're dancers on a common floor. You complete me : I'm less when we're apart »

         *Fluide merveille de l'instant qui ne traque, ni n'efface, ni n'attend... 

           *Si apprendre, c'est se souvenir, ne pas savoir n'est en fait qu'avoir oublié.
 
           * « A most peculiar problem, the hunter's, for predator and prey share it... » 

           *Il t'arrive quelquefois de te dire qu'il y a des déchirures dans le temps et que
         seul tu vécus ces jours, ces mers, ces mots, ces talismans, ces épées et ces ombres... 

           * « Wheels within wheels - that's the way you are. »
 
           *Les conditionnels qui nient sont toujours vrais parce que les prémisses sont
         fausses. 

           *On n'écrit ni avec ce qu'on sait ni avec ce que l'on pressent, puisque les faits
         sont, comme toujours, bien en-dessous de nos offrandes.

           *Il n'y a pas d'au-delà de l'envol. Il y a l'envol.
             Il n'y a pas d'au-delà de la nuit. Il y a la nuit.
             Il n'y a pas d'au-delà. Il y a nous, les scories du monde. 

           *Transparence des bonds, rafale endurcie, silence des débuts, mot des passes
         enfin épuisant l'envol, les clameurs, la maison aux présages, laboratoire dont
         j'arpente les dons, où ton deuil même n'est que soif, appartenance,
         rougeoiement, denier de l'énigme... 
        

andré disse...

*Replier ce temps auquel les signes par trop pesants ont renoncé, lui qui te fuit
         sans te contraindre, qui te traverse sans te vouer aux visées de ce départ qui en
        fut sort jeté, débris se vautrant dans l'infirmité du monde...
 
           * « I know what the gods built into me : by mistake or by intent, they gave me the
         freedom to mold myself. »
 
           *Tu as si souvent raconté cette histoire que tu ne sais même plus si c'est d'elle que tu te rappelles ou alors des mots qu'il t'a fallu exhumer pour la dire...

           *Les vrais lieux sont ceux où l'on vous accueille sans rien demander, pas même
         d'y croire..

           *Ô des regards le seuil, aune de l'accueil, intercesseur du multiple... 

           * « He's trapped. He knows now that it's difficult to live in the present, pointless in
         the future, impossible in the past. I remember that once he told me that, to achieve
         his goals, time no longer needed his physical presence. When he left me, he called
         back ; « Now I'm free », were his words. »
 
           *Ne jamais être le greffier des dieux,  de ce souffle persévérant dans l'inavoué qui
         les reçut en partage...
        
           *L'anticipation est réfractaire au devenir. C'est pourquoi soupeser le futur est
         la chose entre toutes la moins rassurée et rassurante - pour qui s'y adonne. Je n'en
         fais pas partie.
 
           *Oisivement jeune ruse du cercle...
      
            *Pourquoi le sujet aurait-il à se nommer et à se dire autrement qu'à sa façon,
          brouillant les pistes, effaçant les traces, changeant les poteaux indicateurs,
         laissant le chasseur à ses doutes et son néant, en ces forêts sans recours, en cet
         enfer qui, étant de tous, n'est plus rien ni à personne... 

           *Mon secret est tel que les mots le dissimulent sans vous le porter - énigme en soi
         et des genèses, non de ses haïssables sources...

Avec la toujours présente admiration et le discret affect d'André Rougier 

          
                         

Janaína Pietroluongo disse...

Adriana,

Que pena não ter encontrado você. Tentei várias vezes, mas não deu. A capa do livro em francês é linda, como o seu texto.

Beijos,

Jana
PS: Meus alunos adoraram o livro.

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